Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 15:20


Me voilà de retour. J'ouvre une petite parenthèse car je voudrai placer un mot avant de commencer mon histoire. En effet, je crois que j'ai déjà évoqué le sujet, mais j'ai un pc on ne peux plus pourri. C'est de la récup' de récup' ré-assemblée. Bon, y a pas à se plaindre à la base ça me faisait quand même un pc gratos juste en montant plusieurs composants venant de pc différents, surtout que j'avais pas les moyens d'en racheter un, pas même avec paiements en plusieurs fois. Ceci étant dit, je précise qu'avec chacun de mes pc j'ai le même soucis: l'alimentation. Trop souvent elle crâme ou devient tellement défectueuse que je suis obligé de créer des court-circuit entre la prise et le câble de branchement. Ce dernier cas étant celui auquel je suis confronté actuellement. Donc mon pc malgré une dizaine de tentatives ne s'est plus allumé pendant trois jours, du coup je n'ai pas pu écrire l'article sur le sms que j'ai écrit pour donner mon nouveau numéro de portable, le temps passant on est arrivé sur le calendrier à ces deux jours fatidiques, le vendredi 13 et le 14 février c'est à dire la St-Valentin, donc je reviendrais une autre fois sur ce que je voulais écrire ces derniers jours pour me focaliser sur la date d'aujourd'hui.

Partout en Europe et aux États-Unis c'est le grand jour ! Rectification, partout en Europe, aux États-Unis et au Japon c'est le grand jour ! Et oui, c'est la Saint-Valentin. Et c'est un peu comme pour Noël, que vous le vouliez ou non, vous n'y échapperez pas ! (dit comme ça on dirait plutôt l'accroche d'un nouveau survival horror ou d'un film gore basé sur l'angoisse). A chaque début d'année c'est la même chose passé le nouvel an, ses excès et ses rencontres, pas le temps de se reposer, voilà qu'arrive la fête des amoureux.
Je vous passe la petite histoire sur la naissance de la Saint Valentin, on la connaît tous et si on ne la connaît pas, à la télé ils se chargent de nous l'apprendre. N'empêche, c'est fou comme la télévision à le don pour s'engoufrer dans ce genre de brèche, encore plus à présent avec la TNT,on a droit à tout, les émissions matinale en font toutes le thème principale de leur semaine, comment réussir un dîner de St Valentin à la dernière minute, les exercices de respiration spéciale St-V.*, se faire belle (beau) pour la St-V.*, les cadeaux qu'il vous faut pour la St-V.*, comment avoir un cadeau unique pour l'occasion (sachant que 500.000 personnes regardent l'émission, le coté unique du cadeau n'a pas vraiment lieu d'être), les week-ends romantiques pour pas cher, etc... Et chaque invité y va de son interprétation et de ses idées pour la fête, pour les uns c'est ringard ou glauque d'aller au restaurant mieux vaut faire ça chez soit, pour d'autres c'est un moment unique de se dire qu'on s'aime, de raviver la flamme. On a aussi droit au conseils plan cul, "Pour la Saint Valentin, innovez ! Offrez lui une sodomie ou une fellation !" ou pour les mecs il y a le classique "Le seul moyen de séduire votre amie offre lui des diamants !" ou le plus mesquin " La couvrir de cadeaux sans se ruiner (et sans qu'elle le sache)", avec le petit sous-entendu que toutes les femmes sont vénales et que pour la St V.* la seule façon de faire plaisir à une femme et de s'attacher ses faveurs sexuelles c'est de casquer à mort.
Partout on nous fait l'apologie du couple, de l'amour, des sentiments nobles et purs, du feux de la passion et des super promos . J'imagine que pour plein de gens ça doit être géniale, le moment de faire un peu plus qu'au quotidien, de rattraper les fois où on a pas assuré alors qu'on en aurait eu envie, de faire passer un message à quelqu'un qu'on voudrait séduire, de se dire qu'on s'aime toujours quand ça fait déjà plus de dix ans qu'on est en couple. Même les couples qui prétendent que ce jour là ne représente rien pour eux ou qu'ils ne l'aiment pas particulièrement font attention lorsque apparaît cette date sur le calendrier. C'est peut-être par solidarité avec tout ceux qui seront seuls ce jour là qu'ils prétendent qu'ils n'en ont rien à fiche, peut-être que ce sont des séquelles de leur vie passée de célibataire, ou peut-être juste qu'ils crânent, qu'ils se donnent un style en publique afin de se démarquer de la masse de lemmings qui, pour l'occasion, vont s'aimer un peu plus fort que d'habitude ce jour-ci. Mais dans l'intimité de leur appartement, leurs murs deviennent roses, comme leurs joues, ils se regardent les yeux pétillants et se disent qu'ils s'aiment, parfois même ils se sortent des trucs du genre "Je sais qu'on avait dit qu'on ne s'offrait rien et qu'on ne faisait rien ce soir, mais j'ai quand même eu envie de te faire ce cadeau (ou de t'inviter dans un restaurant super classe et super intimiste)".
Ouais en fait, j'en suis convaincu, ils crânent en public, mais dans leur petit coeur unique de couple, ce sont des Bisounours !
Pour les autres, les célibataires temporaires, la Saint Valentin, ça craint ! C'est comme à Noël, où on nous gave avec les grandes soirée en famille, les cadeaux aux tarifs exorbitants, les repas somptueux, quand on a une famille à chier voir pas de famille du tout, qu'on a pas les moyens et qu'on sait pas vraiment faire à manger, un truc à vous coller un cafard mémorable. Pour la Saint Valentin c'est le même principe sauf qu'on dirait que ce jour là il faudrait que vous culpabiliser d'être célibataire, car : personne ne vous aime, et peut-être même qu'en ce moment vous êtes trop égo-centré pour aimer quelqu'un, personne ne se défoncera pour vous faire vivre une soirée magique, vous inviter dans le resto de vos rêves, ou vous faire partager une soirée incroyablement torride et romantique à la fois, personne ne vous fera ce cadeau incroyable, celui dont vous parlez à tout le monde mais que vous n'osez acheter car c'est un peu trop cher, ou pas raisonnable. Non personne ne sera là pour vous ce soir. On a déjà des coups de blues toute l'année parce qu'on dort seul, et qu'on a toujours pas rencontré l'amour, alors la Saint Valentin dans ces conditions, avec ce ramdam médiatique, ces p'tits coeur partout et ces gens qui font les magasins l'air soit sérieux du type dont le sort de la planète dépend de lui et de la réussite de sa mission, soit blasé de la nana qui s'achète une nouvelle petite culotte pour l'occasion car elle sait déjà comment ça va se passer, risque d'avoir toujours un goût amer.
M'enfin en même temps ça n'est qu'un jour dans l'année, une pauvre petite journée, qui a pourtant des avantages pour peu qu'on sache, en temps que célibataire pour les couple c'est mort, en profiter. Sa peut être l'occasion de sortir avec son fuck friend préféré (un fuck friend c'est comme une petite amie, ou un petit copain, les prises de têtes et les disputes en moins) si vous aviez justement besoin d'une occasion pour le (la) revoir, c'est l'occaz' de faire une petite soirée entre amis du même sexe, et de s'offrir avec l'argent que nous aurait coûter cette maudite soirée romantique, un strip-teaser ou une strip teaseuse et tout ce qu'il faut pour faire la fête, cigare, tequila, chambre d'hôtel où faire la fête, herbe pour les non-fumeurs. D'un point de vue purement pratique, c'est le jour idéale pour draguer dans les bars, pensez à toutes ces filles célibataires que la Saint Valentin fait déprimer et qui décident de prendre un verre pour se détendre, ça y est tout le monde à tilté ? Pour peut que vous sachiez être charmant et laisser votre
moi,je à la maison, afin de pouvoir les écouter avec toute l'attention dont elles auraient besoin, le tour est joué, ni elle ni vous n'êtes plus seuls pour ce soir, avec un peu de chance vous pourrez même passer une bonne soirée, et si vous ne souhaitez pas la revoir vous pouvez toujours lui sortir l'excuse du coup de déprime de la Saint Valentin, enfin si ce n'est pas elle qui justement en profitera pour vous balancer le lendemain matin avec ce prétexte, du genre c'était une erreur, j'avais le blues,etc...
Parce que oui, ça arrive de plus en plus, il semblerait qu'un bavard aurait éventé ce secret de drague lors d'une confidence sur l'oreiller un 14 février, et depuis, à cette date bon nombre de femmes se mettraient à trainer dans les bars, l'air faussement désespérée pour vous attirer dans leur lit et vous jeter à l'aube ! Vous grillant ainsi l' impolitesse, enfin pas de quoi se plaindre ou pleurer.Enfin, bref.

Pourtant cette année le 14 février était particulier, pourquoi ? Bah parce qu'il était précédé du 13 ! Pas la peine de vous marrer, je sais bien qu'avant le 14 il y a le 13 et même que souvent après le 13 y a le 14 ! ahhha ! ça vous embouche un coi,hein ! Enfin, trève de galijade comme diraient Eric et Ramzy en 98. Ce 13 est spécial, car c'est un VENDREDI 13 !!! (pa pa paaaaam !) Et si vous avez la malchance d'être superstitieux bah un vendredi 13,ça craint quand même plus qu'une Saint-Valentin en solo.
Moi, j'suis pas super supersticieux (désolé, fallait que je la fasse celle là), mais franchement, j'ai pas eu de bol,c'est la minute
Témoignage personnel :
Mon pc ne s'allumait toujours pas, j'ai eu un bug au niveau d'une sauvegarde de Warhammer Mark of Chaos,ma lampe de bureau, un modèle spéciale modéliste avec la loupe et les ampoules façon lumière du jour, se vautre, ou plutôt sa base casse nette, comme ça sans raison, et elle tombe à la renverse. M'enfin tout ça, ça n'a rien à voir avec la Saint Valentin,ça fait chier mais ça arrive. Mais j'avais prévu de voir une copine ce samedi et de passer la soirée avec elle, quelque chose de vraiment fun, vendredi dernier délai pour la confirmation, mais impossible de la joindre, ni par téléphone, ni sur msn, ni par mail (impossible d'avoir une réponse aussi, malgré les message que j'avais laissé), bref ça craignait, mais pas grave (pas trop) je suis un garçon plein de ressource et j'ai justement une "amie" qui me propose de me sortir, j'ai qu'à dire quand. Tout s'arrange me direz vous, mais ce serait oublier quel jour on était hier, car en effet j'aurai pu simplement lui proposer ce samedi soir, malheureusement ça a été la tuile. Comment ça a pu être la tuile ? C'est on ne peut plus simple, la partie supérieur de ma canine droite, machoire supérieure, à cassée et pour couronner le tout j'ai un pu...ain de bouton qui a débarqué se posant presque sur le bout de mon nez, il est horrible, c'est simple, on dirait le bouton arrêt d'une télécommande... Donc j'lui ai simplement dit qu'on avait qu'à se voir la semaine prochaine... (soupir). Je comprend que ça peut avoir l'air de rien, mais quand tout vous tombe dessus le même jour, on en finirait presque par croire que le vendredi 13 ça marche vraiment.
Et pour tout ceux que la Saint valentin exaspèrent, dans sa façon de magnifier à tout prix le couple dans sa forme la plus basique, on peut toujours leur proposer de détourner cette fête pour offrir cartes et petits cadeaux à leurs amis, amis qui sont souvent les parents pauvres de ce genre de traditions, il y a la fête des grands-mères, des grands-pères, des parents, il y a même une fête pour les secrétaires, mais pour les amis, queudal, alors qu'ils nous supportent ou nous soutiennent et qu'on peut toujours se confier à eux, ou les appeler à deux heures du mat"' quand on vient de se faire larguer ou que notre chien est mort. Pourquoi pas après tout, j'suis convaincu que ça les touchera d'autant plus que c'est franchement inattendu.

* Saint Valentin 

Pour la vidéo,c'est un ajout de dernière minute, mais elle m'a bien fait rire, pas à cause du sujet qu'elle traite, parce que après tout ça n'ai pas idiot de reviser ses méthodes de communication basique, mais plutôt le ton et la façon dont elle évoque les choses, une vidéo spécialement pour la Saint Valentin (comme ils disent à Dailymotion) !

 
Par kalhy
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 12:01


Après une navigation semi-comateuse sur la blogosphère (terme branchouille de média télévisé et journalistique) d'Overblog, j'me suis renduit compte que la typo que j'utilisais pour le titre de mon blog n'avait rien d'originale. Et moi qui la gardais secrètement dans un coin de mon Photoshop... Va falloir que je reparte en excursion sur Dafont pour en trouver une autre, déjà que l'illu que j'ai mis est à retaper...Tant pis j'prendrai cette journée sur Dafont sur une de mes journées recherche d'emploi. Toute façon ma mère veut pas que j'en trouve du taff, sinon je risque de partir de la maison, comme un fils ingrat que je suis, déjà que mon p'tit frère est parti à l'autre bout du monde (traduction, 5 km)... Alors si en plus Tanguy se casse, où va le monde ?! (Tanguy, c'est comme ça que ma mère m'a appelé devant ma dernière petite amie pour me foutre la haine)
Bref, tout ça histoire d'avoir une intro à cet article (et tant pis si ça a pas de rapport).
Je matais le dernier Cosmopolitain, et c'est fou, mais depuis que je me suis envoyé 99 francs  et Au secours pardon, je me rend compte que beaucoup des modèls qui posent dans leurs pages modes n'ont pas l'air d'avoir plus de 15 ans, et honnêtement ça me colle la naussée. Beigbeder doit avoir raison, l'industrie de la mode est en train de virer complètement pédophile. Sérieux, on colle des gamines de 14 ans pour faire rêver les femmes et fantasmer des hommes, c'est assez répugnant. J'sais pas, combien d'entre vous font la sortie des collèges pour regarder les nanas ? ou se trouver un nouveau mec ? Aucun je paris (sauf si vous avez 14 ans, là bien sûr c'est pas vraiment pareil). Nana mais sérieux, jetez un oeil au cosmo de mars, la pub cop-copine (p. 69), où non seulement elles ont l'air d'avoir à peine la puberté, mais en plus on dirait certaines des camées que je fréquentais à une époque, Kipling (p. 71), mais là elles ont au moins l'air d'avoir presque 17-18 ans, bon, on passe au flagrant, page 130 à 170, dans les premières photos "Leçon de mini" et "juste au corps" c'est frappant, on se croirait vraiment dans le bouquin de Beigbeder, ou les talent scout sortent avec des nanas de 13 à 14 ans, comme si c'était absoluement dans la norme de taper dans les prébubert...
Enfin si vous en avez l'occaz', achetez le livre Au secours pardon et surout lisez le et achetez le Cosmo de mars, vous comprendrez mieux, il est facile à reconnaitre la couverture est hideuse. Il y a Kate Hudson qui pose avec derrière un titre multicolore, le tout est vraiment dégueulasse, le mélange titre multicolor + le vêtement en tartan, ça jure c'est ignoble. Je sais pas qui leur fait leurs maquettes, mais entre le photographe qui pour décembre et janvier reprend les mêmes compo, les même robes, les même coiffures, les même poses, les mêmes éclairages et se contente de changer la fille, et celui qui à fait le numéro actuel, j'trouve qu'il y a des lettres de licenciement qui se perdent, ou au moins une promotion rétrogradante ! 
Hum... What else ? Comme dirait Georges, et bien, j'ai décidé d'économiser du blé en février, ce qui fait que je me suis mis en mode week-end de No-life. Comment fait-on ? C'est facile, allez à Cash Converter, achetez quatres jeux ps2 ou ps3 ou Xbox360 (en fait il y a une offre du genre pour quatre jeux choisis en rayon, le moins cher est gratuit), puis revenez le jour d'après et recommencez l'opération.
Bilan : Final Fantasy X-2 (j'ai raté le X tout court je suis pas revenu assez vite); Onimusha, Dawn of dreams; Kingdom Heart, Drakengard (je préfèrais le titre nippon Drag on Dragoon); Saint Seyia le sanctuaire; et comme j'avais besoin de gore pour contre-balancer les relents de Disney et de fan service made in Square Enix, j'me suis offert The Things (sympa), Resident Evil 4 (par dépis, je cherchais à ce moment là des Silent Hill) et enfin Silent Hill 4 The room, quand j'ai trouvé ce dernier jeux, j'ai failli en pleurer tellement j'étais heureux, j'adore la série des Silent Hill et quand je cherche du sang et de l'angoisse c'est surtout vers ces jeux que je me tournes(quand aucun film plein de morts-vivants, de tueurs maniaques ou de revenants tourmentés ne passe le vendredi et le samedi soir à la TSR). Coût de l'opération, 60€. Ah et j'ai craqué, j'ai acheté huit jeux pc pour 15€ (plus un Sam & Max pour 2€), mais comme mon pc est une vielle épave, j'ai dû dire au revoir F.E.A.R; Warhammer Mark of Chaos; Gothic 3 et Neverwinter Nights 2. Les 4 autres jeux en valent pas la peine, mais je vais vous les citer quand même, PES6; Test Drive Unlimited; Act of War Gold edition; GTR 2... De la burne j'vous dis. Mais si ça intéresse quelqu'un, qu'il me le dise, je lui les envoi pour le prix de deux timbres.
Hopefully le pc à papa est mort, ce qui fait qu'il en a enfin (ENFIN !!) acheté un nouveau, parce que là, j'aurai pas pu lui en bidouiller un nouveau avec de vieilles pièces, j'suis doué en informatique, mais je suis pas le docteur frankenstein, ou le Baron Samedi, je ramène pas les morts à la vie et je crée pas des choses qui marchent avec des bout de cadavres. Tant que les pièces tournent encore je peux en faire quelque chose de correcte, mais quand tout est grillé....
Ce qui veut dire que je pourrai peut-être quand même voir à quooi ces jeux ressemblent, enfin quand il aura lâché le pc en question. Un jour peut-être, qui sait ? Un jour peut-être...

Enorme ! C'est comme ça que je pourrais qualifier mon nouveau portable et l'histoire qui va avec le sms que j'ai envoyé à mes contacts pour leurs filer mon nouveau numéro, mais ça ce sera pour une autre fois.
Par kalhy
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 13:53





Il y a des jours comme ça.
J'en ai parlé hier en vitesse, je disais que de toute façon ma journée avait été merdique et que donc il n'y avait pas de raisons pour que ça change, ou quelque chose du même acabit.
Évidemment, ça a pas non plus été catastrophique, mais c'était le genre de journée où simplement tout va de travers, par rapport à ce qu'on en attendait.
Ça commence dès le matin; on se réveillerait volontiers une demi heure plus tard que ce qui était prévu, mais le chat, lui, n'est pas en accord avec le concept, et pendant la demi-heure en question, on entend que des miaulements qui viennent déchirer le silence dont on aurait besoin pour profiter de ce petit répis qu'on souhaiterait s'offrir.
Toujours est-il qu'on est quand même à la bourre.
Aujourd'hui, j'ai rendez vous pour mon inscriptions à l'ASSEDIC et l'ANPE, mais j'ai oublié d'imprimer mon cv.A peine le temps de repasser en vitesse mon jeans, de nettoyer la boue sur mes chaussures et d'avaler un café et il faut que je parte, sans oublier mes papiers. J'ai dû faire à l'arrache tout les trucs auxquels j'aurai dû m'atteler le soir d'avant, mais ça n'aurait pas pu être une journée pourrie si j'avais eu la présence d'esprit de gérer mes "corvées" en avance. A la dernière minute je me rappel que c'est le jour où il me faut sortir les poubelles. Donc je me dépêche de les faire et de les sortir, vu que, comme je le disais déjà avant, je suis à la bourre pour attraper mon bus.
Je suis claqué ce matin, depuis que j'essaye d'arrêter de fumer, c'est récurrent, il y a des matins où je suis plus fatigué en me levant que quand je me suis couché la nuit d'avant. Je devrais sûrement investir 30 euros dans une cure de vitamines, mais mon téléphone vient de me lâcher définitivement, d'ailleurs grâce à ses défaillances j'ai raté un job, c'est donc de toute urgence que je dois le remplacer.
 Je me speed pour attraper les transports en commun (à Landser on à droit à trois bus le matin de 7 à 9 heures avec à chaque fois une heure d'écart entre chacun donc il vaut mieux ne pas louper celui avec lequel on a prévu d'aller sur Mulhouse) et justement l'autobus est sur le point de partir. Ni une, ni deux, je tapes la course pour monter à bord, car après celui-ci il n'y en a pas d'autre avant 13h30, et mon rdv est à 10h15.
Une fois dedans, je suis passablement de mauvaise humeur, j'ai horreur de courrir pour monter dans le bus, surtout quand je suis crevé, mais comme la musique, paraît-il adoucie les moeurs, je me dit que ça ira mieux une fois que j'aurai mon mp3 sur les oreilles. Manque de bol, j'ai pas pensé à le recharger, ça faisait trois jours que j'y pense et que j'oublie d'le mettre en pratique. C'est con, mais ça arrive.
Ah au fait j'ai oublié mon patch nicotine, donc je suis "obligé" d'me prendre un paquet de clopes...
Après deux cafés rallongés au
Guillaume Tell, je me décide à me bouger le cul, c'est pas que j'en meurt d'envie, mais autant le faire puisque je suis là et de toutes les manières j'y suis obligé sinon, je risque de perdre mon RMI, et ce serait vraiment pas le moment. La Porte Jeune est le point de ralliement de tout les arrêts de Tram de la ville, mais ça a été depuis deux ans refait, pour permettre l'installation d'un tramway et d'un centre commerciale s'inspirant de celui de la Défense à Paris, mais en plus petit. Et ça fait une éternité  que je n'ai plus eu à utiliser le réseau de bus et tramways de Mulhouse, son centre ville est tellement petit et compact qu'on en à plus vite fait le tour à pied, donc à moins d'habiter la ville elle-même ou ses alentours les plus proches,les transports en communs sont absolument sans intérêts. Sauf que là, j'en avais besoin pour me rendre à l'ASSEDIC...Donc, j'essaye de me débrouiller par moi-même, puisque les rues sont plutôt vides et que les rares personnes que je croisent sont incapables de m'aider. A force de chercher, je suis en retard, je me dépêche de prendre un tram qui va dans la direction qui m'intéresse, le temps de demander au chauffeur comment me rendre là où je le désir à pied et on est arrivé. Il m'a dit que je n'avait qu'à marcher 500 mètres et j'y serait, mais j'ai pas demandé et il n'a pas préciser, je vais vers où ? je vais à droite, à gauche, ou nord, à l'est ?? Bon je me dis que mon instinct et mon sens de l'orientation me mettront sur la voie (oui, les même qu'à Paris quand je réussissais à me perdre juste en prenant à gauche et sur 25 mètres et qu'alors je mettais deux heures pour retrouver mon chemin). Ça a pas raté, j'étais partit à l'opposé de la direction à prendre. Heureusement pour moi, en demandant mon chemin je suis tombé sur quelqu'un qui allait aussi à l'ASSEDIC, et miracle, j'arrive même dans les temps !
Sur place l'hotesse d'acceuil semble à deux doigts de la rupture d'anévrisme tellement elle est stressé, à envoyer bouler les gens dès qu'ils ne trouvent pas leurs mots tout de suite ou qu'ils lui présentent le mauvais papier. Elle court de long en large dans le hall, enguelant comme si il était demeuré un pauvre gars qui avait merdé ses photocopies de carte vitale et d'identité et qui lui demandait de l'aider. Comme rien ne va assez vite pour elle, elle récupère les cartes d'identités des gens qui font la queues pour la réunion d'inscription, et quand arrive mon tour de lui la donner, elle se fixe. Elle regarde la photo sur la carte, ma gueule, ma gueule, la photo sur la carte, comme dans un film ou un dessin animé. Faut dire que sur ma carte d'identité se trouve la seule photo où je respire la joie de vivre, bon j'avais 14 ans, des petites lunettes et les cheveux assez courts, j'étais jeune et insouciant. Tout ce qu'elle trouve à me dire c'est :
"Elle est valable jusqu'à quand votre carte ?"
"Euh...Juin 2006...Mais j'en refait une actuellement"
"Bah vous avez un papier ou autre chose pour ..."
Et sans finir sa phrase elle me balance, que j'ai qu'à reprendre rendez-vous quand j'aurai une nouvelle carte d'identité et sur ce se barre courir harceler un autre chômeur.
J'vous l'avait dit, une journée de rêve.
Donc je me suis déplacé pour rien, je retourne dans le centre, le temps que j'arrive il sera 11h30, c'est même pas la peine de vouloir commencer mes courses.
Parce que je l'ai pas dit, mais j'ai deux-trois courses à faire. En attendant, je vais me poser dans un café.
Enfin 14 heures arrive, je vais à la Fnac voir pour des cd et des bouquins, rien. Je me demande à quoi ça sert de faire un magasin sur deux étages si c'est pour mettre en rayon autant de merde, voir plus, qu'avant. J'me dis que j'allais au moins trouver les bouquins qui m'intéressent, car depuis que je me suis remis à lire fin décembre, je me tape 3 à 4 livres par mois, et là, je n'ai plus rien depuis deux semaines à me mettre sous la dents. Et forcément c'est comme pour les cd, y a des Marc Lewi et des Twilight partout, mais tu peux t'accrocher si tu veux trouver un Poppy Z. Brite, un Koji Suzuki ou un Yukio Mishima, pareil dans le second magasin proposant livres et cds de Mulhouse (parce que oui, il n'y en a que deux dans toute la ville à peu de choses près), j'ai même pas trouvé une bd d'Arthur De pins, de quoi vous filer le bourdon. Le reste de l'aprèm' a pas été mieux, je m'étais fixé un budget pour mes achats, mais rien à faire pas de plug décent de 6 à 7 mm de largeur à moins de 18 euros (pas que ce soit hors de prix mais ce serait juste un bijoux de transition, donc pas vraiment besoin de se ruiner pour ça) ou de téléphones répondant à mes besoins en dessous de 129 euros, sans l'abonnement, celui me coûtant pas loin de 60 euros le premier mois. Donc je n'achète rien, je fais la gueule et je me dis que je dois d'abord faire mes comptes parce que là, il y a quelque chose qui cloche.
J'allais rentrer chez moi, parce que j'en avais marre de ma journée (qu'évidemment j'ai passé seul, car je n'ai croisé personne et même ma coiffeuse préférée ne m'a pas vue alors qu'on prend notre café au même endroit, en même temps elle avait l'air pressée, et la seule personne avec qui j'aurais pu passer une heure sympa, bah, je l'ai pas reconnue avant qu'elle parte), sauf que j'avais oublié que j'avais un bon de vingt-sept euros dans la poche qui expirait le 6 février, on était le 5, il était donc plus qu'urgent que je l'utilise, sauf que la liste des magasin où il est valable est plus que réduite, en gros il n'y avait qu'au Globe que celui-ci pouvait être intéressant à utilisé. Je me voyais pas aller à Plein Ciel et prendre pour 27 euros de stylos et de crayons et de cartes postales.
Et pour ceux qui connaissent le Globe de Mulhouse, vous savez comme moi que les vendeuses qui y bossent sont de vraies pétasses imbues de leurs personnes, qui se comportent comme si elles étaient les propriétaires ou qu'elles travaillaient chez Chanel ou Dior, même quand elles s'occupent du rayon papeterie.
Et ce jour là, la vendeuse que j'ai eu en face de moi n'a pas dérogé à la règle. Si j'avais été une vieille bourgeoise maniérée puant le fric, elle se serait peut-être autorisé un peu plus de courtoisie, mais elle avait beaux considéré qu'elle travaillait dans le luxe (la blague franchement) ça ne lui avait pas enseigné les bonnes manières, et ce fut pire lorsque je suis venu lui demander confirmation de la validité de mon bon. Elle aura fait traîné en longueur le moment de me répondre oui et de me laissé partir avec mes achats jusqu'au bout, vérifiant dix fois que le bon était valide ou si il fallait me faire une facture, mais pas pendant que je faisais mes courses, non, une fois que j'avais fini et que je voulais partir. Elle a même fait des histoires parce que j'avais pour 25,80 d'articles et pas pour 27 euros pile "Mais moi, j'vous rend pas la monnaie !" éclat de rire " Mais j'm'en doute, j'en veux pas de la monnaie, j'en ai rien à fiche de vos 1,20€ !".
Sale demi-obèse avec ta coupe de cheveux faussement branchée et tes vêtements moulants alors que t'as 25 kilos de trop pour pouvoir t'habiller comme ça !
Bref, j'ai raté mon bus.
Je vais à l'arrêt pour prendre le suivant et qui je vois pas à l'arrêt d'en face ? La nana dont je vous ai parlé hier!
Je lui fait signe et je me dirige vers elle pour la saluer. Comme je l'ai dit hier, je me suis demandé l'espace d'un instant en voyant sa tête, si je la faisais pas chier. Mais à priori elle avait passé une sale journée, et une copine lui avait posée un lapin, alors je lui ai tenu compagnie pendant une heure, laissant passer le bus que je devait prendre. Autant j'ai été jusque là plus que charmant avec elle, la complimentant sur ses vêtements, lui faisant entendre qu'elle était jolie et intéressante, lui offrant ses consommations au café ou lui écrivant régulièrement des sms pour demander des nouvelles et lui passer le bonjour, autant là, j'avais plus envi de faire d'efforts. Je ne sais si c'est parce qu'elle est célibataire depuis deux ans et qu'elle ne sait peut-être plus forcément comment se comporter avec un prétendant ou un garçon qui lui manifeste de l'intérêt, qu'elle réagis parfois de façon étrange ou plutôt ambiguë, mais là j'en avais marre.
Donc je me suis contenté de faire un peu la conversation, mais sans plus, j'ai gardé pour moi attentions et sympathies. Je les dispenserais une autre fois, pour une autre fille.
Comme dit, j'ai passé une journée de merde avec des gens qui faisaient souvent un effort pour être con,du genre le chauffeur de bus qui bien que vous soyez entré en premier dans le bus, vous demande d'attendre pour payer le ticket et laisse monter 95% des passagers avant vous car ils ont une carte scolaire, histoire que vous vous retrouviez sans place au moment où c'est enfin à vous, le garçon à qui on laisse toujours un pourboire qui passe dix fois devant votre gueule avant de finalement vous dire bonjour, comme si il le faisait juste parce que là, il avait d'autre alternative pour vous esquiver, bref des petits détails c'est vrai, mais qui quand le moral ou l'humeur n'y est pas, vous font franchement regretter d'être sortit du lit ce matin. 
Par kalhy
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 13:35



Certains jours sont pénibles. Ils sont là pour vous rappeler tout ce qui ne va pas chez vous, tout vos petits défauts. Les miens, c'est que je suis trop dépensiers (même avec le frics qui n'est pas à moi -__-) et que je cruise (draguer en québécois,chercher un partenaire sexuel selon mon Harrap's shorter, la version musculation à domicile) toutes les filles un peu mignonnes qui me jetteraient un regards dans lequel je crois déceler quelque chose d'intéressant et de sexy of course !
Bon alors ce jour là ça a pas été râteau sur râteau, mais c'est tout comme, à chaque fois la conversation glissait vers le sujet qui m'intéressait le plus, en couple ou single ? Bon j'étais pas aussi franco, car c'est comme quand on est en mission d'infiltration pour le MI6, faut ruser pour amener l'ennemi à vous révéler les bonnes informations.
Au moins une des nanas avec qui j'ai causé, celle qui m'a coupé les cheveux, m'a fait des remarques sympas et des sous-entendus qui pouvaient laisser à penser que son mec la gonflait.
Forcément, à ce moment là, moi j'étais exemplaire comparé à lui, tout les défauts qui insupportait la demoiselle chez son partenaire, j'en étais exempt, of course. Enfin là, j'ai pas eu à mentir, tout ce que je lui ai dit est vrai.
Ce que j'aime bien faire remarquer aux filles qui vivent en couple depuis un moment et qui ne supportent plus de jouer les femmes indépendantes au travail, et les femmes de ménage et cuisinière à la maison, c'est qu'elles devraient se demander si elles sont toujours une petite amie ou si elles ne seraient pas devenues au fil du temps  une mère de substitution. Parce que je connais pas de meilleur
tue l'amour, ou plutôt tue le désir que de ramasser des chaussettes crades et des caleçons qui traînent, quotidiennement, avec en prime le repas et la vaisselle à faire, parce que... Ben parce qu'on a laissé à l'autre la possibilité de profiter de notre gentillesse.

"...Mais t'es sa mère ou sa copine ? Au fait tu sais, c'est comme j'ai dit à la copine de mon frère, s'il laisse traîner toutes ses affaires n'importe où, c'est parce qu'il sait que tu vas les ramasser ! Donc première chose à faire si t'en a marre de t'occuper de tout, arrêtes de le faire. Ça a l'air simple balancé comme ça, je sais, mais ça marche."

Je ne connais personne qui si elle en a foncièrement marre de jouer les domestiques, me réponde naïvement :
"Non, mais j'le fais par amour et il (elle) m'aime aussi, j'suis sûre qu'il (elle) va changer si je lui en parle."
En général on distingue plutôt une petite frustration qui se niche au coin de l'oeil ou de la bouche, ou qui fait que l'espace d'un instant les dents se crispent.
J'ai l'air un peu pourri sur les bords, je dois sûrement l'être quelque part, à faire semblant de réellement m'intéresser à la vie de ses jeunes femmes avec leurs mecs, en même temps je reste toujours très courtois et charmant, même quand après une demi heure de "cour" elle me jette à la figure, avec l'air d'une ingénue naïve, qu'elles ne sont pas libre,toujours avec le sourire, jamais je ne montre ma déception, j'ai même l'air sincère quand je discute du "lui" de leur vie.
Je n'oublie jamais cette maxime; entre ce qu'une fille vous raconte de son compagnon et ce qu'elle vit vraiment avec (surtout quand elle vous rencontre pour la première fois) il y a un monde.
Je fais passer le message que même si peut-être leur copain ne le voit pas, ou si pour le moment elles se contentent de ce qu'elles ont, elles sont belles, attirantes, drôles et intéressantes, que la conversation qu'on vient d'avoir, était très agréable.
De façon plus calculatrice, je souhaiterais qu'elles se rappellent de moi le moment venu où elles retrouveront leur liberté physique et moral, et qu'elles auront envie d'un petit ami de transition, de quelqu'un pour s'amuser ou pour être dorloté l'espace d'une soirée.
La seule personne que j'ai essayé de brancher et qui était libre, je n'ai pas concrétisé quoi que ce soit avec elle, j'arrive pas à savoir ce qu'elle pense. Et je ne fait pas de cadeau et  je n'invite pas quelqu'un à sortir avec qui ça pourrait se terminer par un fiasco sur les trois plans (amie, petite amie, one night stand). Les nanas avec qui ça colle au moins sur un de ces plans coûtent déjà assez cher pour que je n'investisse pas de l'argent et du temps dans quelque chose qui finira par un sourire poli mais gêné.
Dailleurs je l'ai revu cette fille, avec qui ça ne marchera pas, avec son air de pas savoir où se mettre quand je suis venu lui faire les bises, et ses yeux qui se sont allumés quand j'ai sortie deux petites peluches de mon sac pour lui demander laquelle elle préférait. Si je ne sais pas ce qu'elle pense de moi,au moins sur la peluche qu'elle préférait des deux présentées et que je lui aurait donné si il en avait été autrement, je ne me suis pas trompé. C'est bien celle à laquelle j'avais pensé qui avait ses faveurs. Je ne sais pas pourquoi, mais à l'instant où j'aurai pu lui dire "C'est celle-là qui te plaît ? Et bien je te l'offre" j'ai pas réfléchis, face à l'éclat qu'elle avait dans les yeux au moment où elle m'a répondu, je les ai remis à leur place. Peut-être que ça aurait changé quelque chose entre nous, peut-être pas. Ma journée avait été jusque là merdique (ça c'était hier), y avait pas de raisons que ça change !
Par kalhy
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 12:07




Dimanche vers 16h00.
Je marchais avec mon chien. J'avais l'impression de ressembler à une vieille tante à la recherche de chair fraîche, de jeunes mecs facilement attirés par un peu de fric, avec mon dalmatien, mon caban anthracite rayé de gris, mon jeans unisexe, mon bonnet noir enfoncé sur la tête, et mes Art dont les semelles tâchées par une boue liquide semblable à une diahré d'ivrogne, trahissaient mes origines rurales. pourquoi j'avais cette sensation, aucune idée, peut-être était-ce parce que partout je croisais des couples d'hétéro de tout les âges, marchant cote à cote ou main dans la main, tandis que moi je tirai sur la laisse de ce maudit clebs pour le faire filer droit, un air inquiet et frustré sur mon visage blafard sentant la crème soin lissant holiday skin, et les sourires en coin que me lançait certains jeunes hommes en me croisant, tandis qu'ils tenaient serré à leur bras leur dernier trophée à la chevelure d'une blondeur délavé. J'ai horreur des petits villages, les gens comme moi se font encore plus facilement remarquer que dans les villes où les gens sont trop enfermés sur leur égo pour voir quelqu'un qui agoniserait de l'intérieur.
Mon rendez vous n'est pas si loin de là où j'habite, mais j'ai l'impression qu'il se trouve à des kilomètres encore. Ça faisait une éternité que je n'y étais plus allé, plus depuis ce jour où j'avais brisé un serment d'amour et jeté ma bague de fiançailles avec sa pierre d'ambre verte au loin parmi les herbes et le gravier. Ce jour où j'avais detesté quelqu'un qui me haïssait encore plus, après m'avoir sincèrement(?) aimé. Mais aujourd'hui peut importait, j'avais toujours aimé ce jardin, et après tout ce temps, ça ne me dérangeait plus de retourner là-bas. 
Voilà, après vingt minutes de marche, j'y étais. J'avais peur que ce putain d'endroit ai trop changé. Après quelques pas, j'ai remarqué une horrible petite plaque noire vernis "ceci est un lieu de recueillement, merci de le  respecter ". Un soupir s'échappa spontanément d'entre mes lèvres. Je commençais à avoir l'estomac qui se nouait, et si ça avait complètement changé ? 
Et c'était le cas, tout avait été refait, refleurie, la terre avait été aplanie, les trous rebouchés. Mon jardin d'ivoire ne ressemblait plus qu'à un de ces objets
Made in China tout juste sortie d'usine. J'ai d'abord ressenti un certain malaise, mais en faisant le tour de l'endroit, j'ai remarqué que mes "bébés" étaient tous là, certes leurs tombes étaient recouvert de plantes qui parasitaient la terre fraîchement retournée, mais ils étaient toujours là. on avait rebouché les trous dans lesquels je glissais la main pour ramasser mes fleurs blanches et salies par la boue, des feuilles mortes adhéraient au sol, j'avais beau gratter la terre avec mes mains et mes ongles, en cherchant du regard une dent ou une phalange, je ne retrouvait rien.J'avais les doigts crasseux, mais je m'en foutais, je répugnait habituellement à me salir avec de la boue s'en était presque obsessionnel, mais celle venant des sépulture était la seule que je tolérait, j'imaginais que dans ses molécules se trouvaient celles de ceux qui avaient été laissé là quand leur coeur avait cessé de battre, que je ramenai avec moi un autre souvenir des résidents à perpétuité de ce carré sacré.
A une époque, ce cimetière avait été le lieu de mes après-midi ensoleillé du week-end, j'y venais seul ou en amoureux et je traînais parmi les pierres tombales couvertes de lierres, évitant de marcher sur les plaques brisées dans lesquels il y avait toujours quelque chose à regarder ou à ramasser, m'abritant de la chaleur sous le seul arbre qui avait droit à son tapis de gazon, rêvassant entre ses racines, ou récoltant dans le gravillon et la terre de sépulcre les fleurs couleur ivoire qui éclosaient du sol après des décennies à dormir dans une serre de bois et de chair.
Mais maintenant, l'endroit n'avait plus la même âme si il en avait encore une, il ressemblait trop à ces endroits où les familles venaient honorer leurs ancêtres une fois par an, ça sentait trop la vie si je peux le dire comme ça, le repos éternel avait été dérangé par les plantes en plastiques, les pierres vernis et policées, les réparations d'un quelconque employé de voirie pour masquer les traces du temps et qui sûrement avait dû piétiner avec dédain les trésors dont regorgeait ce sol (la plupart des gens sont incapables de remarquer un os même s'il venait à se poser juste devant leur nez), et rendre l'endroit à nouveaux présentable pour les vivants désirant laver leur mauvaise conscience avec un bouquet de chrysanthèmes bon marché qui souillerait de ses flétrissures et de sa pourriture l'endroit, comme des déjections animales sur une pierre précieuse, jusqu'à la prochaine Toussaint.
J'ai parcouru l'endroit de long en large, mais j'avais décidé trop tard de partir, ma vue étant ce qu'elle est et le jour commençant à décliner, je ne pouvais pas rester, je ne trouverai rien aujourd'hui. L'endroit était trop soigné et ça m'écoeurait. J'ai ramassé un fragment d'orbite et aussi ce qui ressemblait à un morceau de hanche qui avaient semblées apparaître, au dernier instant, pour combler ma déception, et je suis partis.
J'avais deviné bien avant de venir que l'endroit ne serait certainement plus le même, j'en avais eu peur, mais c'est comme quand on revoit une ex qui vous a quitté, après quelques années, on sait très bien que sa vie à dû changer et évoluer, mais on voudrait quand même que quelque part elle soit toujours la même, qu'elle n'ait pas vraiment changé par rapport à l'image et aux doux souvenirs qu'on avait d'elle. Ici c'était pareil, ce lieux que j'avais tant aimé n'était plus tout à fait le même, j'y trouvait des reliquats de ce que j'avais chéris, mais ce n'était plus la même magie.
Je suis rentré au moment où la Lune prenait ses quartiers dans le ciel froid du mois de janvier. J'ai allumé une cigarette. Je reviendrai peut-être au printemps, qui sait ? Je reviendrais voir si les graines étaient devenues de charmantes fleurs d'ivoires, si leurs bourgeons avaient réussis à pousser au milieu des pierres et des cierges, si il y avait quelque chose pour moi, le cadeau que font les morts à ceux qui les aiment comme je les ai aimé.

                                                
 
Par kalhy
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